FIV et grossesse

Césarienne vs Voie basse

Je ne sais pas si l’on peut parler de chance mais je dirais quand même que j’ai eu la chance de vivre deux accouchements totalement différents. Alors aujourd’hui, je voulais vous en parler plus en détail, afin de dédramatiser l’un et l’autre. Attention, je préfère le signaler de suite, j’en parle car j’ai eu deux accouchements qui se sont bien passés. Malheureusement, pour certaines mamans, ce n’est pas toujours le cas.

Mon accouchement par césarienne pour Samuel

Samuel était prévu pour le 25 mars 2013 initialement, mais après des dizaines d’échographies et un suivi +++ pour sa cardiopathie, l’accouchement a été programmé pour le 5 mars.
Il ne grossissait plus et risquait d’être en souffrance si nous attendions le terme.

Alors nous voilà arrivés le 4 mars à Necker pour débuter le déclenchement le lendemain matin à 6h.

A 6h le lendemain matin, on m’amène dans une salle où on me met une sorte de cachet dans le vagin afin de déclencher le travail et à partir de là, on attend …
On attend …..
On attend …..

A midi, on me propose d’aller déjeuner et je retourne en salle avec un second cachet ….
J’ai même le droit de prendre un bain chaud dans une immense baignoire.

On continue à attendre …..
Puis, on me dit d’aller me reposer dans ma chambre …
Je m’endors, papa aussi …

Quand je me réveille, je sens une bonne douleur de règles dans le bas ventre, je reste un peu à attendre, mon ex mari dormait et je ne voulais pas le réveiller … puis au bout de quelques temps, j’appelle l’infirmière …

Je dis que j’ai mal au ventre mais, pour moi, ce n’était pas des contractions … mon ventre ne se durcissait pas, j’avais juste très mal en bas du ventre comme des règles très douloureuses. La sage-femme me dit que ma façon de respirer était bien le signe que j’avais de belles contractions, le monitoring le confirmera.

On m’envoie en salle de travail et ni une ni deux on me pose une péridurale. Alors ça pourrait impressionner car je suis assez peureuse et douillette. Je dirais que la pose de la péridurale est désagréable mais pas douloureuse du tout. Ça prend à peine 5/10 minutes et puis après … quel soulagement … plus aucune douleur !

Et là, c’est repartie pour de l’attente !!! La journée la plus longue de ma vie 😉

On voyait sur le monitoring les contractions qui montaient et descendaient, le cœur du bébé, mon cœur ….
La sage-femme m’a percé la poche des eaux aussi.
J’ai été sondée … pareil, ça fait peur mais on ne sent absolument rien (même le lendemain de ma césarienne, je n’arrivais pas à uriner seule à cause de l’anesthésie et je n’ai rien senti)

A un moment le cœur de Samuel s’est mis à ralentir alors l’équipe est arrivée et un gaz du sang a été effectué sur sa petite tête encore en moi !
Il y avait 4 ou 5 personnes devant mon vagin afin de faire le gaz du sang ! Autant ne pas penser à sa pudeur !!!

Et là, décision à été prise qu’il fallait réaliser une césarienne en urgence!

La journée ayant été épuisante et stressante pour moi, j’ai fais une crise d’angoisse, la première de ma vie ! L’air n’arrivait plus à mes poumons, je suffoquais. J’ai paniqué et mon ex mari aussi … Le personnel médical est resté très zen et la crise est passée.

On m’a emmené en salle d’opération. Je crois qu’on m’a injecté une dose plus forte de péridurale. J’avais très soif, j’avais la bouche complètement désséchée et une forte envie de vomir. Alors, une infirmière m’a fait boire une boisson à la paille (un anti-vomitif je présume)
J’ai été installée les bras en croix.

Pendant ce temps, mon ex mari se préparait, il était autorisé à être auprès de moi pendant la césarienne.

Et puis là, tout va très vite …

« Madame, vous sentez quelque chose ? » « non ! » « bébé est sorti »

Mon ex mari est arrivé pile poil au moment où l’on sortait Samuel de mon ventre …. il était du mauvais côté du champs stéril … il a tout vu du coin de l’oeil et m’a vite rejoint.

On m’a apporté Samuel à peine le temps de lui faire un bisou sur le front, je vous avoue que je n’ai vu que son front et je ne l’ai pas revu par la suite, il a été nettoyé, pesé, ausculté, et amené en néo nat directement.

Mon ex mari est resté avec lui tout ce temps et a pris plein de photos et de vidéos qu’il a pu me montrer quand je suis remontée en chambre et le personnel médical me donnait régulièrement des nouvelles de mon bébé.

Pendant ce temps, j’étais toujours entre les mains des obstétriciens … Je vous dirais pareil que pour la péridurale … On ne sent pas la douleur mais on sent tout ce qui se passe à l’intérieur de nous…. C’est une sensation très bizarre de sentir des mains fouiller nos entrailles … voir si aucun matériel médical n’a été oublié dans son utérus ! C’est la partie la plus longue car ils vérifient, recousent couche par couche et nous ramène en salle de réveil le temps que les effets de la péridurale disparaissent.

Je suis retournée dans ma chambre au petit matin et je me suis levée de suite avec l’aide des infirmières. Après, je me déplaçais en fauteuil pour monter voir Samuel en néo nat.

J’avais mal mais c’était supportable. Les fils étaient à l’intérieur donc pas de soin particulier et se résorbaient tout seul.

J’ai eu beaucoup de mal à refaire pipi avec les effets de l’anesthésie, j’ai dû être sondée le premier matin puis, après, j’ai dû user d’astuces pour refaire pipi normalement (laisser couler l’eau, me vider la tête et mettre les pieds dans une bassine d’eau (conseil de ma sage-femme)

Je suis rentrée le mardi et je suis sortie le dimanche … et j’enquillais sur les allers-retours en RER chaque jour pour aller voir mon fils, je me suis vite remise. J’étais motivée par la force de mon fils et mon corps a suivi … même si les premiers jours, je marchais pliée en deux dans les couloirs du métro.

Mon accouchement de Jules par voie basse

Alors pour Jules j’ai vécu un accouchement et un déclenchement très naturel.
Jules était prévu pour le 14 juillet (chouette un feu d’artifice pour tous ses anniversaires, quoi de mieux ?) et puis le 13 n’ayant aucune contraction, rien qui présageait sa venue, je suis allée voir une sage-femme. Mon col était ouvert à 2 mais rien de plus. Le gynécologue m’avait demandé de me présenter le 15 à la maternité pour un éventuel déclenchement et malheureusement une césarienne … Ayant un utérus cicatriciel, il n’aurait pas voulu prendre de risque.

Le 13 au soir, dans mon village avait lieu le feu d’artifice alors j’y suis allée, j’ai marché, dansé … je me disais qu’il allait finir par se décider à voir sa maman ce coquin …

Mais nous voilà le 14 et toujours rien de rien …

J’ai passé la journée au lit à pleurer tellement, j’étais déçue de ne pas perdre les eaux, de devoir repasser par la case déclenchement etc ….

Puis le soir vers 19h ou 20h je ne sais plus trop … je me lève et je perds les eaux ….

Je ne panique pas, je décide de prendre une douche … je descends voir mon conjoint et là, les contractions commencent !!!

La sage-femme m’avait dis que j’aurais dans un premier temps des contractions toutes les 15 minutes, puis toutes les 10 minutes … ah ah ah

Je la maudis encore !

Je suis passée de rien à toutes les 3 minutes ! Difficile de gérer la douleur dans ce cas là … à peine on reprend son souffle qu’une nouvelle arrive.

On part très vite à la maternité. Mon conjoint qui roule habituellement très lentement a mis les gaz …. 20 minutes après nous arrivions …

J’ai été immédiatement prise en charge, le temps s’arrête je trouve, je n’ai aucune notion du temps qui s’est écoulé là bas.

On m’a amené en salle d’examen, le travail avait bien commencé …

« Voulez vous une péridurale ? »

« Evidemment pitié » lol

Après la douleur disparue, nous repartons dans cette longue attente que le col s’ouvre complètement … On discute, on se repose …

Par contre, je tremble. Je suis prise de tremblement des pieds à la tête … un effet secondaire de la péridurale apparemment.

Puis la sage-femme me dit que c’est l’heure de pousser …

Inspirez, bloquez, poussez poussez poussez … très grande sportive, je n’arrive pas à pousser aussi longtemps qu’elle le souhaite sans reprendre ma respiration mais je pousse bien et bébé descend !

ANECDOTE : elles étaient deux à m’accoucher et d’un coup, une des deux demande à l’autre du savon …. vous imaginez ce à quoi j’ai pu penser ? Ai-je fait caca ??? J’ai posé la question pleine de peur et elle rigole et me dit que non, c’était juste pour que bébé glisse mieux à la sortie (et je suppose éviter un déchirement).

La sage-femme me propose deux fois de toucher la tête pour voir la progression … je suis assez chochotte et toucher la petite tête gluante me terrifiait un peu j’avoue … je touchais du bout des doigts et très rapidement.

Puis Jules est sorti le 15 juillet à 3h54 !!!! et j’ai pu embrasser mon bébé et lui faire un câlin.

Vous pensez que l’histoire s’arrête là ?

Bien évidemment que non, ce serait trop joyeux !

Jules, avant de sortir de mon bidon, avait, lui, fait caca dans son liquide amniotique et en avait ingéré, alors il devait monter en néo nat pour être sous surveillance car il avait une légère difficulté respiratoire et il fallait enlever le risque d’infection !

Donc bébé est parti encore une fois loin de moi. Vous imaginez ma déception et ma tristesse. Quand les effets de l’anesthésie se sont dissipés, le personnel soignant m’a amené voir Jules pour un petit câlin. L’odeur de ce service m’a rappelé tout ce que j’avais vécu avec son grand frère, je n’ai pu retenir mes larmes.

Puis, je suis retournée seule dans ma chambre (papa était reparti plus tôt pour se reposer et revenir plus tard avec nos affaires).

Après un peu de repos, je décide de me lever pour aller faire pipi et là …. je sens couler un liquide chaud le long de ma cuisse. Ça ne coulait pas qu’un peu … ça coulait en abondance et je n’ai même pas osé regarder, j’appelle la sage femme et je pensais que je faisais une hémorragie … mais non ! Ma vessie se vidait sans que je puisse rien retenir ! Pendant mon accouchement, les infirmières m’avaient lourdement hydraté par sonde … et pas sondée à mon retour en chambre et avec l’anesthésie, je n’avais pas senti l’envie d’uriner. Une fois lavée, tout est rentré dans l’ordre.

Dans la matinée, j’ai pu remonter voir mon bébé et le câliner, il n’est revenu en chambre avec moi que dans la soirée.

Pour ce qui est de l’accouchement par voie basse, j’ai eu mal au vagin 5 jours environ, comme si on m’avait frappé dessus … je ne pensais pas que ça ferait si mal autant de temps. J’ai eu deux égratignures .. qui nécessitaient un point sur chaque petites lèvres. Aucun soin à apporter car fil résorbable.

Je suis sortie au bout de 4 jours me semble-t-il avec un bébé en pleine forme et moi aussi.

Bilan

Je ne sais pas si je peux faire un vrai bilan car mes deux accouchements, malgré les aléas pour mes deux bébés, se sont passés sans complication. On a peur forcément. Pour les deux, le temps semblait s’être arrêté. On est dans une sorte de bulle spatio-temporelle.

On se sent fière dans les deux cas et à chaque fois, notre vie change pour un peu plus de bonheur et de fatigue 😉

césarienne
voie basse

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