Moi tout simplement

La depression

Vous la connaissez cette peste, cette vicieuse, celle qui s’invite dans notre tête, dans notre coeur, sans qu’elle n’ai été invitée. Celle qui nous ronge petit à petit et qui fait disparaître peu à peu toute joie de vivre qui est en nous. Et oui je parle de la dépression …

Moi, elle m’a pris par surprise ….

Pourtant merde, je pensais être forte. J’ai toujours rebondi aux aléas de la vie. Je n’ai jamais été très optimiste mais jamais non plus pessimiste.

Et un jour le verdict tombe
« Madame vous êtes en dépression »

Je repasse mon histoire dans ma tête et oui comment ne pas l’être ?
La perte d’un être précieux emporté par le cancer
Celle d’un autre par un AVC
Les difficultés pour avoir mon premier enfant … 6 années … 6 années de souffrance intérieure … c’est long 6 ans !
La cardiopathie de mon fils tant désiré et la peur cette peur viscérale de le perdre.
Le chômage, le RSA … la honte … oui j’ose le dire. J’avais honte de moi ! Diplomée et au RSA.
L’échec de mon mariage …
L’obésité morbide

La goutte d’eau

Au fil des années toutes ces petites choses insignifiantes, ces contrariétés de la vie prennent une ampleur démesurées. Et un jour, un ami vous blesse ou les paroles du conjoint ou tout autre chose … et là tout déborde. On ne contrôle plus ses émotions. D’un petit rien, on en fait un obstacle insurmontable et il l’est vraiment pour nous…

On devient de plus en plus sensible. De plus en plus renfermé également. On ne voit plus que cet obstacle devant nous … aussi géant qu’une montagne et nous, minuscule devant.

On pense à tout, on pense à rien … On devient vide.

Vide de toute émotion … On ne raisonne plus.

Ceux, qui nous raccrochaient à l’espoir qu’un jour tout ira mieux … s’éloignent … ils sont là mais on ne les voit plus.

On ne pense plus aux enfants, aux parents, aux conjoints …. on a juste envie d’arrêter de souffrir, d’arrêter de penser …

Se soigner

Je ne suis pas guérie de cette dépression, elle va et vient au gré de ses envies et de mes ennuis.
Elle revient toujours plus forte comme si, chaque combat gagné contre elle lui donnait cet envie de m’abattre une bonne fois pour toute … alors je la contre …

Le travail m’aide beaucoup. Penser aux enfants que je peux aider, m’aide moi même à me sentir utile. Chose qui n’était pas évidente depuis plusieurs années.
Le blog aussi car ça m’occupe énormément et j’espère par la même, aider d’autres personnes qui en ont besoin.

Ne jamais être inactive

L’inactivité est la pire chose pour moi, je ressasse, je rumine. Le cerveau n’est jamais en off.

La fatigue est aussi source de mal être alors j’essaie, autant que faire se peut, de me reposer… les insomnies ou les petites nuits sont fréquentes … le sommeil nous a quitté en même temps que notre gaîté.

Et puis je pense à mes enfants, mes amours … je me dois d’être là pour eux, tout le reste de ma vie. De leur montrer qu’on peut faiblir mais pas faillir …

6 commentaires sur “La depression

  1. C’est vrai que dans les moments difficiles notre travail nous aide à nous sentir utile. Aimer son travail est un point important. J’espère qu’un jour tu pourras vraiment sortir de là.

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